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L’investissement en Private Equity

1- Private Equity: Définition 

Le Private Equity désigne l'opération par laquelle un investisseur achète des titres d'une société qui recherche des fonds propres. Ce type d'investissement est réalisé au profit de sociétés non cotées en Bourse. ... L'investisseur peut être une personne physique ou une société d'investissement. Les titres n’étant pas cotés sur les marchés financiers, on dit souvent que le Private Equity permet d’investir dans l’économie dite réelle. A noter que le bilan social des entreprises concernées est très important en termes de création d’emplois. Depuis 10 à 15 ans, l’investissement en Private Equity prend une part de marché de plus en plus importante. C’est aujourd’hui 5 à 10% pour les « zinzins (les investisseurs institutionnels)». De plus en plus de Family Offices et de particuliers en Gestion Privée y investissent. (+27% d’investissement entre le 1er semestre 2019 et le 1er semestre 2020).

2- Marché Coté et Private Equity, Comparaison:

Private Equity vs Marché côté

Sur l’actionnariat marché côté, un petit pourcentage d’actionnaires peut faire quelque chose. Cela pose la question de l’alignement. Exemple : débarquement du Manager de Danone.

3- Private Equity, Présentation:

  • Nombre d’actionnaires limité -> bonne gouvernance

  • Les actionnaires sont là pour créer de la valeur

  • Beaucoup de problèmes sont donc traités plus rapidement

  • La valorisation est déterminée sur des critères beaucoup plus objectifs : EFI, …

  • Un marché qui représente plus de 4.000 Milliards d’€ dans le monde

  • L’inconvénient : illiquidité

  • Fait partie des Investissements alternatifs comme l’immobilier, l’infrastructure, …

  • Donc le Private Equity doit être comparé aux autres placements alternatifs

  • Rendement moyen annuel réalisé : entre 10 et 15% sur le Long terme, 7 à 10 ans

(Alors que pour l’immobilier ou les infrastructures l’horizon est plutôt 10 à 12 ans)

4- Les acteurs du Private Equity:

i- 3 grandes catégories d’investisseurs :

1- Investisseurs institutionnels, les « zinzins (les investisseurs institutionnels) »

Banques

Assurances

Fonds souverains

Fondations

Caisses de retraites, Fonds de pension

2- Investisseurs privés :

Les non professionnels, Monsieur et Madame tout le monde

 

3- Corporates :

Les sociétés de gestion

 

ii- Intérêts pour ces investisseurs :

Investir dans l’économie réelle

Diversifier leur portefeuille

Obtenir du rendement sur le long terme

5- Pourquoi les entreprises cibles sont-elles intéressées par ces apports de capitaux ?:

  • Elles obtiennent du financement

  • Elles obtiennent un accompagnement de la part des sociétés de gestion

  • Vision actionnaire/Entreprise : gagnant/gagnant

  • Les conseillers de la société de gestion :

. Améliorent l’efficacité opérationnelle

. Améliorent les coûts

. Participent à une définition claire et ciblée de la stratégie

. Améliorent les flux de trésorerie

6- Pourquoi une société de gestion s’intéresse-t-elle au Private Equity ?:

  • Pour atténuer le risque en diversifiant ses investissements

  • Cet investissement est décorrélé des marchés financiers (Pas d’influence des tweets de TRUMP par exemple)

  • Cet investissement constitue un relais de rendement

  • La liquidité et la volatilité sont différentes des actifs côtés en bourse.

  • Sur 15 ans, de 2004 à 2019, le rendement moyen annuel est d’environ 12% pour le Private Equity versus 6% pour le CAC 40 sur la même période. Sur 10 ans, le rendement moyen annuel pour le Private Equity est le même.

  • De 2009 à 2020, la croissance des entreprises du Private Equity est supérieure de 22% à celle des entreprises cotées.

7- Comment la société de gestion investit-t-elle dans le Private Equity ?:

Stratégie d’investissement selon le stade de développement de l’entreprise

Capital transmission, Capital développement, Capital innovation

En 2019, 16 milliards d’€ sont investis dans 1857 entreprises dans le capital développement.

 

Capital transmission :

L’investissement dans le capital transmission peut correspondre :

  • Vente d’une société familiale (Retraite du dirigeant par exemple)

  • Financement de la poursuite du développement

  • Cession d’une filiale d’un groupe industriel

  • Privatisation d’une société cotée

  • Réorganisation de l’actionnariat

Ces opérations de capital transmission sont en général les plus recherchées par les investisseurs du Private Equity et longtemps les plus pratiquées en France.

Avec l’émergence de nouvelles technologies liées au numérique et des activités dites « disruptives », les opérations de capital-risque et de capital-développement tendent néanmoins à s’accroître.

 

Capital retournement:

A noter que l’opération de Private Equity peut aussi avoir pour but de financer une société en difficulté financière. Ces investissements sont la spécialité des acteurs du capital redressement ou retournement.

8- Comment un investisseur particulier peut-il investir dans le Private Equity ?:

  • Dans un fonds dédié

  • Dans un fonds de fonds : celui-ci comprend plus de frais, et en contrepartie offre plus de diversification.

  • Certains contrats d’assurance vie comprennent des solutions d’investissement en Private Equity. Auquel cas l’investissement bénéficie des avantages juridiques et fiscaux de l’assurance vie.

 

Les sociétés, et les fonds de capital-investissement, ont vocation à réunir les sommes des investisseurs et à constituer un portefeuille diversifié de prises de participations dans des sociétés non cotées.

Ces sociétés et fonds d’investissement recourent également à l’emprunt bancaire pour accroître le rendement par l’effet de levier généré par ce type de financement.

Ces fonds d’investissement constituent de par leur nature et leur fonctionnement un formidable outil pour orienter l’épargne vers le financement des entreprises.

Cette incitation à l’investissement dans les sociétés non cotées revêt une importance croissante avec la crise sanitaire, pour aider le financement des entreprises et lutter contre la crise économique.

S’agissant d’un investissement en actions, le Private Equity requiert une durée de détention relativement longue. Il comporte également un risque élevé et ceci d’autant plus que les titres ne sont pas cotés et manquent en cela de liquidité.

En contrepartie de cette prise de risque significative, les espérances de gains sont élevées

9- Comment sortir de l’investissement en Private Equity ?:

Les sociétés faisant l’objet d’investissement en Private Equity étant par nature non cotées, il n’existe pas de marché organisant l’offre et la demande et donc la liquidité des parts souscrites. Se pose donc la question de la sortie de l’investissement.

Cette sortie peut prendre plusieurs formes : rachat des actions directement par un autre investisseur (fonds, dirigeants…) ou via un marché coté (par une introduction en Bourse), ou bien remboursement des actions par la société elle-même.

Dans tous les cas, la sortie n’est pas connue à l’avance, ni en termes de modalités, de dates, ni de valeur, ce qui rend la liquidité de l’investissement en Private Equity incertaine.

10- Les risques du Private Equity ?:

L’investissement en Private Equity comporte deux risques principaux : le risque de liquidité et le risque en capital.

 

     i- Le risque de liquidité

Le principe du Private Equity étant que les actions ne sont pas cotées sur un marché organisé, la cession de chaque participation détenue se traite au cas par cas : rachat par un autre fonds, introduction en Bourse…

Le processus de cession est donc relativement long et l’investisseur ne peut pas, comme en Bourse, vendre ses titres en quelques secondes et percevoir immédiatement les liquidités de la cession.


 

Par ailleurs, la cession ne peut s’envisager que lorsque la valorisation des parts s’est suffisamment accrue pour offrir un rendement satisfaisant pour l’investisseur. Cela suppose que la société ait eu le temps de se développer et de croître dans le cas d’une opération de capital-risque ou capital-développement ou que le prêt ayant financé l’acquisition des actions soit amorti dans le cadre d’un schéma de capital-transmission.

Aussi, les durées d’investissement conseillées pour le Private Equity se situent entre 5 et 7 ans minimum, souvent 10 ans.

Dans les faits, les fonds gérant ces actifs ont besoin d’une durée plus longue pour liquider leurs participations, entre 5 et 7 ans en moyenne.

 

     ii- Le risque en capital

Le risque en capital de l’investissement en Private Equity est inhérent à tout placement en actions. Il s’agit du risque de baisse de la valeur de la société et donc des actions lorsque l’activité ne se développe pas comme prévu et a fortiori lorsqu’elle devient ou reste déficitaire, sans perspective forte de croissance. Ce risque peut aller jusqu’à la faillite de l’entreprise et la perte totale du montant investi.

Ce risque est néanmoins accentué par l’absence de cotation qui ne permet pas de prendre facilement et régulièrement des plus-values. La réussite de l’investissement et son rendement reposent entièrement sur la possibilité de sortie des participations et leur valorisation.

Cette valorisation est par ailleurs loin d’être évidente. Aucun cours de Bourse ne peut ici la guider. Elle repose sur différents modèles propres à la valorisation d’entreprise (méthode de l’actif net réévalué, méthode de l’actualisation des cash-flow futurs …).

Mais au final, la valorisation retenue est celle acceptée par le vendeur et l’acquéreur et diffère selon les modes de sortie (rachat par un autre fonds, par les dirigeants, par une introduction en Bourse …).

Pour autant, l’investissement en Private Equity est en partie recherché par l’investisseur, en particulier les personnes physiques, parce qu’il n’est pas coté. Les cours des actions souscrites n’étant pas affichés quotidiennement, leur variation n’apparaît pas régulièrement,

Mais cette variation existe bel et bien. Elle est en quelque sorte masquée par l’absence de cotation. Les actions de Private Equity sont en général évaluées annuellement et les variations de valorisation apparaissent à ce moment-là pour se finaliser véritablement au moment de la cession.

L’investisseur en Private Equity se protège de la volatilité apparente de ses actions qui serait révélée par une cotation continue. Mais il ne se protège pas du risque en capital qui demeure, comme pour tout investissement en actions.


Comparaison du Private Equity français et des autres classes d’actifs

Source : Magazine, Gestion de Fortune, Décembre 2023

 

En France, sur 10 ans (2013 – 2022) le taux de rendement interne (TRI) net a été de 14,20% par an, contre 10,40% pour le CAC 40 et 5,60% pour l’immobilier.

 

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures, chaque investissement présente un risque de perte en capital.

11-Les performances des fonds de Private Equity

La rentabilité d’un investissement en Private Equity varie également en fonction de la durée. Le rendement est négatif pendant plusieurs années avant de devenir positif et de croître.

La courbe de rendement dans le temps a ainsi une forme en J.

 

Performance d’un investissement en Private Equity

Performance d’un investissement en Private Equity.png

Cette performance négative des premières années s’explique par le fait que les sociétés investies sont souvent peu ou pas rentables au départ de l’investissement. Elles le deviennent par la suite par le développement de leur activité.

Pour les fonds, un autre élément pèse également sur la rentabilité de départ et également en cours de vie du fonds : l’importance des sommes détenues et non encore investies en sociétés non cotées.

Dans le métier du Private Equity, cette part de cash non investi est appelée « dry powder » ou « poudre à canon » reprenant une métaphore militaire.

Suite aux différentes crises économiques, les liquidités injectées dans le circuit économique par les banques centrales sont considérables. En ce qui concerne le Private Equity, cette part de « dry powder » est relativement significative.

Parallèlement, le nombre de sociétés présentant un profil intéressant sur lesquelles investir ne croît pas à la même vitesse que l’afflux de liquidités. Par conséquent, les sociétés et les secteurs d’investissement les plus recherchés se valorisent cher.

Un certain nombre d’analystes considèrent le marché du Private Equity comme étant déjà surévalué, allant jusqu’à parler de bulle.

La crise sanitaire de 2020 entraîne une baisse de valorisation de beaucoup d’entreprises, ce qui peut modifier la donne. Mais les gérants doivent être d’autant plus vigilants pour sélectionner les sociétés les plus solides.
 

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Tout investissement comporte des risques. Il est donc important que vous preniez le temps de les évaluer et de les adapter à votre profil investisseur.

Les performances passées ne préjugent pas des performances à venir.

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